le fusil qui tua le dernier loup du Revermont

Publié le par Amis des Archives de l'Ain

Fusil-qui-tua-le-dernier-loup-du-Revermont.JPG« Aux dires de ma défunte mère, (1898 – 1986), ce vieux flingot a appartenu à mon arrière grand oncle, l’oncle Jean (Chevalon de son nom[1]), habitant le hameau de Chareyziat sur St Etienne du Bois.

Il s’agit d’un type d’arme tout à fait classique, dit à piston, ou à baguette où à cheminée, au choix, des années 1850 et après[2].

Toujours d’après ma mère, il traînait encore à l’époque, dans la région, un loup ; un de ces grands vieux loups, infatigable à la course et imprenable paraît il. S’étant donc mis à l’affût dans une vigne, la bête ayant été signalée ces jours-ci, l’oncle Jean eu la chance de le surprendre et de la tirer à bonne portée ; touché à mort, le fauve se dresse sur ses pattes arrières avant de retomber agonisant ; et c’est là que, à ses dires, il avait pu constater la taille de la bête plus élevée que la sienne !

J’ai eu, par la suite, le fin mot de l’histoire : l’oncle Jean en question mesurait environ 1m 55, ce qui enlève un peu d’extraordinaire à la chose ; mais il est bon d’ajouter aussi qu’il était, paraît il, non pas plus large, mais aussi large que haut ! Et que s’il parvenait à s’introduire sous un char de foin, le char était à lui, il le soulevait ! Ceci pour le pittoresque du récit. Tout ça pour vous raconter la mort du loup, le dernier loup de St Etienne du Bois ».

Récit de A. C. - St Etienne du Bois, octobre 2004.



[1] Sans doute s’agit-il de Jean Marie Chevalon, né le 3 septembre 1837, à St Etienne du Bois, décédé le 29 avril 1895.

[2] Ce fusil porte la marque d’un marchand de Bourg.

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