Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 09:05
Mille cahiers
Les élèves des écoles primaires de l'Ain ont réalisé des cahiers de belle écriture dans le cadre d'un projet coordonné par la MJC de Bourg-en-Bresse. Certaines classes sont venues visiter les archives et suivre l'atelier pédagogique sur l'histoire de l'écriture. Les Archives ont exposé les cahiers des classes de CM2 des écoles de Bourg Les Vennes, Druillat, Laiz et Tossiat dans le cadre du Printemps des écritures du 22 mars au 10 avril 2010.
 
Démo d'élèves
Les élèves de Seconde option arts plastique ont travaillé avec les enseignantes de français et d'arts plastiques. La première étape a consisté à lire et comprendre la démarche de Boris Vian, "L'écume des jours"; dans une seconde étape les élèves sont allés voir l'exposition Old up aux Archives départementales en septembre puis le spectacle de la Cie Alis, "La coupure" en novembre.
Ils ont eu deux listes de mots à couper et ils ont dû un créer de nouveaux comme "livrantesque" (quand le livre rencontre éléphantesque)
adorninacampe: bocal à poisson rouge, sorte d'hyppocampe transformé, défini comme un objet qui plait aux adolescents car il contient des morceaux d'ordinateurs et de jeux vidéos.
 
Le travail de création s'est poursuivi par l'élaboration de carnets de notes et de croquis sur leurs visites et leurs démarches. Il en résulte 70 carnets richement décorés, devenant des Objets de Création Non Identifiés. Oui, comme leurs créations! En effet, certaines créations exposées aux Archives témoignent de l'imagination de ces élèves internes qui ont passé plusieurs mois de travail et leurs vacances à concevoir des créations inédites et originales. Le livrantesque vous invite aux voyages, le cyclofeuille en chocolat titille votre gourmandise avec ses nuages en meringue! Quant au lunaplasme, il permet de porter les lunettes oroginales et de voir la vie d'une autre couleur !
L'hélibée (hélicoptère et scarabée) vous surveille et vous attend lors d'un visite incroyable dans le monde de l'imaginaire et de la création !
Dans le cadre du Printemps des écritures, du 22 mars au 10 avril de 9h à 12h et de 14h à 17h; entrée gratuite. Ouverture samedi 10 avril de 9h à 12h et de 14h à 17h.
 
"Regards d'enfants sur le Revermont"
Les Archives présentent une exposition sur le paysage du Revermont en collaboration avec l'association Les Amis de Montdidier. Le cycle 2 de l'école de Corveissiat a réalisé des abécédaires. Les lettrines illustrées ornent des mots représentatifs du paysage. D'autres documents d'archives seront exposés: des photographies, des cartes postales et des plaques de verres. De plus, des tableaux du musée de Brou et des objets revermontois complèteront l'exposition.
Du 17 mai au 11 juin. Entrée gratuite. Horaires: 9h à 12h et de 14h à 17h
Samedi 29 mai : Conférence de Claire Delfoss, professeur de géographie à l'université Lumière Lyon 2 sur la polyculture en Revermont. Renseignements au 04 74 32 12 80.
Carine Renoux, responsable du pôle publics, communication - valorisation
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 11:23

 

Des mesures provisoires sont mises en place à partir du 15 février, pour reprendre partiellement la communication de certains documents conservés dans l'aile sud des magasins de conservation.

Chaque document sera préalablement soigneusement nettoyé, ce qui impliquera un délai d'attente par rapport aux autres documents.

Liste des séries concernées :

2E Registres paroissiaux et d'état civil non numérisés,

3E Minutes et répertoires de notaires, en partie (liste en salle de lecture ou renseignement par tél),

séries M, U, Y et Z.

Il n'y aura pas de réservation : demandes uniquement le jour même

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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 11:48

Philibert Leduc, érudit et poète local, occupa une place importante dans la société burgienne de la fin du XIXe siècle. Royaliste convaincu, il s’appuyait sur le « martyre » de son grand-père Thomas Riboud, pour exécrer la République et blâmer la Révolution. En effet, Thomas Riboud, homme politique habile, avait été arrêté durant la Terreur et enfermé à Bourg.

            L’auteur de l’ouvrage qui fît tomber Napoléon 1er dans la Reyssouze, afin de tourner en ridicule le Grand Homme, s’était alors bien caché, dans ses débats avec Edgar Quinet au moment de l’établissement de la 3e République, de parler de la jeunesse fougueuse de son père, cavalier républicain.

 

            Antoine Alexis Leduc est né le 7 juin 1773 à Remiremont (Vosges). Son père a été garde du corps du roi et receveur des fermes. Les débuts de la Révolution n’interpelle pas le jeune Antoine Alexis, qui n’a que 16 ans lors de la prise de la Bastille. Sans doute attiré par la vie militaire, il s’engage comme cavalier au 1er régiment de chasseurs à cheval[1] le 3 août 1792, il n’a pas 20 ans. Au sein de son régiment, il combat à l’armée de la Moselle, en 1792 et 1793, et gravit rapidement la hiérarchie militaire. Profitant de la restructuration des Hussards de Berchény[2], suite à la désertion d’une grande partie du régiment, Antoine Alexis rentre, le 25 pluviôse an 2, au 1er régiment de Hussards comme lieutenant.

Le régiment qui est à l’armée des Alpes est basé à l’église de Brou à Bourg. A peine arrivé à Bourg, sa belle tenue et son éducation le font entrer dans l’état-major du général Lajolais comme aide de camp, chargé de l’habillement, de l’équipement et l’armement. Durant son séjour Bourg, Leduc se comporte en véritable hussard mais surtout en conquérant : "plusieurs hussards étaient venus boire chez lui de la bière venant de Challes[3], dirent, tout est donc au pillage dans ce pays cy, ils dirent qu'ils avaient vu l'aide de camp de Lajolais, prendre une couverture de Catalogne des plus fine, la donner à son domestique en disant emporte cela, c'est bon pour mettre sur mon cheval, dont les hussards étaient dignes"[4]. Il devient membre de la société des sans-culottes de Bourg le 13 ventôse an 2. Farouche sans-culotte, il demande, le 19 ventôse an 2, à la tribune de la société des sans-culottes de Bourg, que le général Puthod, de Bâgé, soit dénoncé à son état major pour ses relations avec Dumouriez. Le 27 ventôse, suite à des plaintes concernant la qualité de la soupe servit à l’hôpital militaire de Bourg, Antoine Alexis est chargé d’enquêter et annonce à la société de Bourg qu’il n’a pas reçu de plaintes des malades de l’hôpital militaire de Bourg concernant la soupe. Malgré tout, ses airs de jeune officier ne conviennent pas à certains sans-culottes de Bourg. Il se fait bousculer à plusieurs reprises par le maire Alban qui lui reproche "sa bonne mine de jeune officier de vingt ans"[5]. Sans-culotte et hussard, Antoine Alexis n’hésite pas, malgré tout, à regagner rapidement Remiremont, afin d’apporter sa caution aux membres de sa famille incarcérés.

Toujours officier d’état-major, il quitte Bourg pour rejoindre le général de brigade Bonnard à l’armée du Rhin du 20 vendémiaire an 3 comme aide de camp. Durant son service auprès de Bonnard, Antoine Alexis perd son cheval alezan noir de vache, à Colmar, d’une fièvre inflammatoire le 17 floréal an 3, ainsi qu’un autre le 28. Nécessitant une monture pour son service et ne pouvant pas s’en payer un, Leduc demande au représentant du peuple dans le Haut et Bas Rhin et Mont Terrible, Richon, « à être autorisé à choisir un cheval dans le dépôt de Vesoul qu’il paiera au prix de l’estimation »[6]. Pour faciliter sa demande, il obtient l’appui de Bonnard qui annote en marge : « estime qu’il est de toute justice de faire droit à la présente pétition »[7]. Le 8 prairial, le commissaire ordonnateur de ka division du Haut Rhin accède à la requête de Leduc. Non compris dans la nouvelle organisation de l’état-major de l’armée du Rhin par le représentant Aubry le 14 thermidor an 3, Antoine Alexis écrit au bureau du personnel de la cavalerie, à la Commission de l’Organisation de l’armée de Terre pour obtenir un emploi dans ce corps. Le 11 fructidor an 3, le commissaire Pille lui répond qu’il va examiner sa demande mais surtout qu’en attendant il est libre de se retirer où il veut.

Il se retire à Grenoble le 11 fructidor an 3, où il trouve à être employé à la comptabilité de l’armée des Alpes. Puis il se retire à Chalon-sur-Saône comme agent forestier des bois de marine du bassin de Saône et Rhône. Cet emploi ne dure que peu de temps, puisque le 1er messidor, le directeur des fonds des vivres pain, Aubert, annonce à Leduc son agrégation dans cette administration basée à Grenoble : « je me félicite de faire l’acquisition d’un sujet tel que vous, vous serez un de mes bons collaborateurs »[8] lui écrit Aubert. Leduc se rend donc à Grenoble où il devient commis à la direction des fonds des vivres de l’armée des alpes à Grenoble. Porté sur l’état des employés du bureau de la comptabilité des fourrages de l’armée des Alpes par l’agent en chef des fourrages militaires de l’armée des Alpes le 3 germinal an 4. Doit se rendre à Lyon auprès du directeur des fonds. Il devient greffier de Conseil de Guerre de la 5e division de l’armée des Alpes à Lyon le 20 frimaire an 5. Il remplis on poste « avec exactitude et intelligence les plus distinguées »[9]. Désireux d’obtenir un poste plus actif, il est nommé, le 30 ventôse an 5 le commandement du dépôt des réquisitionnaires et des déserteurs du département du Rhône à l’armée Alpes. Mais ces emplois ne le satisfont pas, Antoine Alexis espère toujours reprendre un service actif dans la cavalerie. Il devient aide de camp du général Jaucourt et obtient le soutien de Kellermann qui demande au ministre de « faire réintégrer et admettre aux fonctions d’aide de camp près le général de brigade Jaucourt »[10]. Mais, c’est un refus du Directoire Exécutif qui ne l’admet plus au service militaire et aux emplois d’état-major. Le 29 messidor an 5, le ministre de la Guerre en informe Kellermann, général en chef de l’armée des Alpes. Déçu en apprenant la nouvelle, Leduc écrit à Kellermann, le 26 thermidor, de Lyon afin lui confirmer la réponse négative, « de me faire connaître s’il ne se serait pas glissé une erreur dans cette expédition ; car il serait bien difficile à croire qu’une proposition ajournée soit une raison pour exclure du service militaire »[11]. Le lendemain même, ce dernier lui certifie conforme la réponse du Ministre. Antoine Alexis paie-t-il son engagement révolutionnaire de l’an 2 et sa prise de position contre Puthod ? En tout cas, il doit quitter son commandement et retourner à la vie civile.

Le 1er nivôse an 6, il est appelé à Paris par le Caissier Général de la Loterie, où il occupe un poste jusqu’à son départ le 20 germinal an 6. En effet, le 4 germinal an 6, les régisseurs de l’enregistrement et du Domaine National, le nomment agent forestier greffier à la maîtrise de Montbrison. Le 5 floréal an 6, il prête serment comme agent forestier. En 1802, il est nommé sous-inspecteur des forêts à Belley. Six ans plus tard, il obtient le place d’inspecteur à Bourg. Là, il rencontre Marie Josephe Elisaberth Riboud, dite Elisa, qui a 21 ans. Le 30 octobre 1809, Thomas Riboud, son père, donne son consentement au mariage de la fille avec Antoine Alexis. Le 29 octobre, les parties se rendent chez le notaire Morellet afin d’établir un contrat de mariage. Ce dernier a lieu le 25 novembre 1809. Si le préfet de l’Ain, Bossi et sa femme Nina, assiste au mariage, Thomas Riboud est absent et se fait représenter par un fondé de pouvoir. A son poste, Antoine Alexis développe autant de zèle que lorsqu’il occupait des fonctions d’aide de camp. Il lutte consciencieusement contre les abus et les délits forestiers. Il sait se faire respecter par ses subordonnés dont il prend souvent le parti contre la hiérarchie. Lors de l’invasion de l’Ain en 1815, Leduc contribue à sa manière à la défense du département, en assurant le préfet, le 24 juin, que lui et ses sous inspecteurs, prendront des mesures « pour soustraire à l’ennemi les pièces et papiers pouvant lui fournir des renseignements sur nos ressources et nos forces »[12]. Il est nommé, en 1831, directeur de la Conservation des Forêts de Montpellier. Lors de la réorganisation de 1833, il est mis à la retraite et revient à Bourg. Il décède à Bourg, le lundi 26 avril 1852 à huit heures et demi du matin à son domicile 2 rue des Ursules. Il laisse à ses deux fils, lors de sa succession, le 10 septembre 1852, 5400 francs de mobilier et 49006 de créances.


[1] Formé en 1651. Chasseurs d'alsace en 1788, il devient en 1791 1er Régiment de chasseurs à cheval.

[2] Levé en 1720. Hussards de Bercheny, il devient 1er régiment de Hussards en 1791. Il fait partie de l'Armée d'Italie à l'époque du 20 Frimaire an 5.

[3] Château de La Baume-Montrevel.

[4] Témoignage de André Fillod, cabaretier, du 8 nivôse an II. A.D.A ancien L 219.

[5]Ph. le Duc. tome 5 page 31

[6] Lettre de Leduc, 28 floréal an 3. A.D. Ain série J.

[7] Lettre de Leduc, 28 floréal an 3. A.D. Ain série J.

[8] Lettre d’Aubert à Leduc, 1er messidor an 3. A.D. Ain série J.

[9] Certificat du Conseil de Guerre de Lyon, 30 ventôse an 5. A.D. Ain série J.

[10] Lettre du Ministre de la Guerre au général en chef de l’Armée des Alpes, 29 messidor. A.D.Ain 2L.

[11] Lettre de Leduc à Kellermann, 26 thermidor an 5. A.D. Ain série J.

[12] Lettre de Leduc au préfet de l’Ain, 24 juin 1815. A.D. Ain 8R2.

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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 12:00

Bonjour à tous

 

Voic la liste des mise à jour de la bibliothèque du site documentaire assosehri.chez.com pour le mois de février 2010 qui comporte plusieurs ouvrages et travaux universitaires sur l’Ain.

 

Dans la bibliothèque ont été rajoutés http://assosehri.chez.com/labibliothequesc/index.html

 

La défense nationale 1792 – 1795

L’historique du 2e bataillon de la Côte d’Or

La Révolution en Dauphiné

Vivre à Lyon durant le 1er Empire

 

Dans la section dictionnaires http://assosehri.chez.com/lesdictionnaires/index.html ont été rajoutés :

 

Les relevés révolutionnaires de Saint-Jean sur Reyssouze, Ain

La liste des colonels des cuirassiers sous le 1er Empire

La liste des colonels des hussards sous le 1er Empire

La liste des colonels des lanciers sous le 1er Empire

La liste des colonels des chasseurs à cheval sous le 1er Empire

 

Bonnes recherches
Par Amis des Archives de l'Ain
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 09:15
Bonjour, Nous venons de faire la mise en ligne des compléments jusqu'en 1912 de l'état civil pour une partie des communes et l'intégration du complément des poilus 300 nouvelles images. Valéry Vesson
Par Amis des Archives de l'Ain
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